paysage par Monet

Exposition Monet à Giverny

Monet s’installe à Giverny : les années fondatrices, exposées là où elles ont été peintes

On connaît Giverny comme le lieu des Nymphéas, du pont japonais, du jardin d’eau imaginé et cultivé pendant quarante ans. On connaît moins le Monet qui arrive dans ce village normand au printemps 1883 — locataire précaire d’une ferme au crépi rose, entouré d’une famille nombreuse, sans la certitude que ce territoire deviendra le sien. C’est ce Monet-là, encore en pleine expérimentation, que le Musée des impressionnismes Giverny donne à voir jusqu’au 5 juillet 2026, dans les lieux mêmes où ces toiles ont été peintes.

Vous pouvez découvrir ses influences, ses thématiques et les lieux de conservation de ses œuvres ici https://peintres.grains-de-culture.fr/artist/Q296 et avoir un aperçu de ses créations ici https://galeries.grains-de-culture.fr/index.php?/category/309.

L’exposition Avant les Nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883–1890 réunit une trentaine de toiles peintes entre l’arrivée de Monet dans le village et l’achat de sa propriété en 1890 — sept années d’appropriation progressive d’un territoire, de locataire à propriétaire terrien, de visiteur à habitant. Le parcours en cinq sections thématiques retrace cette conquête : de Vétheuil à Giverny, le long de l’Epte et de la Seine, à travers champs (meules et coquelicots), les voyages hors de Giverny, et enfin les premiers aménagements du jardin. À travers ces œuvres, on découvre Monet qui cherche encore ses points de vue, qui observe inlassablement les mêmes motifs sous des lumières différentes, qui forge peu à peu cette peinture de l’instant et de la durée qui culminera avec les Nymphéas. « Un Monet très humain, un Monet qui doute quand il arrive à Giverny », selon les mots de Marie Delbarre, assistante de recherche au musée.

Le geste fort de l’exposition est son ancrage géographique : ces toiles sont exposées là même où elles ont été peintes. Le visiteur contemple une œuvre dans les salles, sort, et reconnaît le même paysage depuis le jardin ou les fenêtres du bâtiment. L’Autoportrait au béret (1886) — l’un des trois seuls autoportraits que Monet ait réalisés, jamais vendu de son vivant, propriété de son fils Michel jusqu’à sa mort — ouvre le parcours. Le Bras de Seine à Giverny (1885, musée Marmottan Monet) illustre dès les premiers mois sa capacité à saisir les reflets sur l’eau. Les Champs de coquelicots aux environs de Giverny (1885, musée d’Orsay), les Peupliers à Giverny (1887, Museum Barberini, Potsdam) témoignent d’une observation quasi scientifique des variations lumineuses sur un même motif — les prémices des grandes séries à venir.

Le commissariat est assuré par Cyrille Sciama, directeur général du musée, et Marie Delbarre, avec le soutien du musée Marmottan Monet et de l’Académie des beaux-arts. Cette exposition inaugure pour le Musée des impressionnismes Giverny une année de centenaire exceptionnelle : elle est suivie, du 17 juillet au 1er novembre 2026, d’une carte blanche à Daniel Buren, dialogue entre création contemporaine et héritage impressionniste.

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates : Du 27 mars au 5 juillet 2026

Lieu : Musée des impressionnismes Giverny

99 rue Claude Monet, 27620 Giverny

Accès depuis Paris :
– Train : Gare Saint-Lazare → Vernon-sur-Eure (46 min) — navette Vernon–Giverny (8–10 € aller-retour, calée sur les trains)
– En voiture : A13 sortie Vernon, puis D5 vers Giverny (1h15 depuis Paris)

Il ne reste que sept semaines — jusqu’au 5 juillet ! Une expérience rare, à saisir avant l’été : voir les toiles de Monet aux endroits mêmes où il s’est planté pour les peindre, puis sortir et reconnaître le paysage. En ce moment à Giverny, les nymphéas commencent à fleurir dans l’étang, les coquelicots envahissent les prairies alentour — exactement les motifs qui s’appropriait ce Monet encore incertain, et qui n’a jamais vraiment cessé de les peindre depuis.

Site web : www.mdig.fr


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