Nymphéas

Exposition « Monet, peindre le temps »

Un siècle après sa mort, Monet et la question du temps à l’Orangerie

Le 5 décembre 1926, Claude Monet s’éteignait à Giverny. Pour le centenaire de sa disparition, le musée de l’Orangerie — qui conserve l’aboutissement de toute son œuvre — consacre une exposition inédite au fil conducteur de toute sa création : son rapport obsessionnel au temps.

Vous pouvez découvrir ses influences, ses thématiques et les lieux de conservation de ses œuvres ici https://peintres.grains-de-culture.fr/artist/Q296 et avoir un aperçu de ses créations ici https://galeries.grains-de-culture.fr/index.php?/category/309.

Considéré dès les années 1870 comme l’artiste impressionniste par excellence, Monet (1840–1926) n’a cessé d’affronter une même question insurmontable : comment fixer sur la toile ce qui, par nature, ne s’arrête pas ? Le XIXe siècle est celui de la multiplication des horloges dans l’espace public, de la révolution des chemins de fer, de la synchronisation du temps mesuré. Monet lui répond par une peinture de plus en plus ancrée dans l’instantanéité — touche rapide, plein air, harmonies claires révélant l’impression d’un moment fugace — avant de radicaliser cette démarche dans la logique des séries. Avec les Meules, les Peupliers, les Cathédrales de Rouen des années 1890, il pousse jusqu’à la dissection du temps : un même motif, peint à des heures et des lumières différentes, révèle que son vrai sujet n’est jamais le motif lui-même, mais la durée qui le transforme.

L’ultime réponse est celle des Nymphéas : plus de deux cent cinquante toiles autour d’un même bassin, couronnées par les grandes décorations offertes à la France au lendemain de l’armistice de 1918, installées dans les deux salles ovales de l’Orangerie et inaugurées en 1927, un an après la mort du peintre. Ici, la fragmentation de la série cède la place au continuum — une expérience d’enveloppement que l’écrivain André Masson comparait en 1952 à la « Sixtine de l’impressionnisme ». C’est là, dans ce lieu même, que l’exposition prend tout son sens : une quarantaine de peintures empruntées principalement au musée d’Orsay et au musée Marmottan Monet, enrichies de prêts français et internationaux, retracent ce cheminement du geste impressionniste jusqu’à la méditation sur la durée au sens bergsonien du terme.

Le commissariat est assuré par Cécile Girardeau et Sophie Eloy, conservatrices au musée de l’Orangerie. En complément, une expérience de réalité virtuelle de vingt minutes — Monet, au fil de l’eau — propose un voyage immersif au cœur de l’univers du peintre.

Cette exposition s’inscrit dans une année de centenaire exceptionnellement riche : le musée Marmottan Monet (la plus vaste collection d’œuvres de Monet au monde), le musée d’Orsay, le Musée des impressionnismes à Giverny et le MuMa au Havre lui ont chacun consacré un événement majeur tout au long de 2026 — faisant de cette année une référence pour tous les amoureux de l’impressionnisme.

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates : Du 30 septembre 2026 au 29 mars 2027

Lieu : Musée de l’Orangerie

Jardin des Tuileries, place de la Concorde (côté Seine), 75001 Paris

Accès :
– Métro : Lignes 1, 8 et 12, station Concorde
– Bus : Lignes 24, 42, 52, 72, 73, 84, 94
– Parking : Jardin des Tuileries / Carrousel (accès quai des Tuileries ou rue de Rivoli), rue du Mont-Thabor, rue des Pyramides

À ne pas manquer dès cet automne à Paris ! Cent ans après sa disparition, Monet n’a rien perdu de son pouvoir de sidération — et nulle part mieux qu’à l’Orangerie, dans les salles que ses Nymphéas habitent depuis près d’un siècle, on ne peut comprendre à quel point sa peinture n’a jamais cherché à arrêter le temps, mais à s’y fondre.

Site web : www.musee-orangerie.fr


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