De Monet à Hockney : un siècle de paysage, dans le musée qui ferme bientôt ses portes
Le musée Marmottan Monet possède la plus grande collection de Claude Monet au monde — une centaine d’huiles sur toile, vingt-neuf dessins, huit carnets de croquis, dont le célèbre Impression, soleil levant qui a donné son nom à tout un mouvement. Tout cet ensemble, légué en 1966 par Michel Monet, fils unique du peintre, à l’Académie des beaux-arts. Un miracle de transmission. Pour le centenaire de la disparition de Monet, le musée consacre à partir du 24 septembre 2026 une grande exposition à la question du paysage : Histoires du paysage, de Monet à Hockney (1890–2025). Et c’est aussi la dernière occasion de le voir avant plusieurs années — les travaux de rénovation démarrent début 2027.
Vous pouvez découvrir les influences de Monet, ses thématiques et les lieux de conservation de ses œuvres ici https://peintres.grains-de-culture.fr/artist/Q296 et avoir un aperçu de ses créations ici https://galeries.grains-de-culture.fr/index.php?/category/309.
L’angle choisi est ambitieux et original dans le paysage du centenaire : là où l’Orangerie interroge le rapport de Monet au temps et le MuMa du Havre explore ses années de jeunesse, le Marmottan se tourne vers l’avenir — ou plutôt vers le siècle qui s’est écoulé depuis la mort du peintre. Comment l’impressionnisme, et Monet en particulier, a-t-il transformé le regard des artistes du XXe et du XXIe siècle sur le paysage ? La chaîne d’influence est vertigineuse : de la touche fragmentée aux aplats colorés, de la lumière changeante à l’abstraction, du motif répété à l’obsession sérielle. De Monet à Hockney — qui a lui-même peint ses bosquets du Yorkshire en séries saisonnières, avant de les reprendre sur iPad —, l’exposition déroule plus d’un siècle de dialogue avec la nature, à travers peintures, dessins et œuvres contemporaines.
Ce fil conducteur permet de placer Monet non comme un aboutissement mais comme un déclencheur : celui qui a ouvert la voie à une peinture du paysage affranchi des conventions académiques, attentive à la sensation immédiate plutôt qu’à la composition idéale, et qui a tracé, sans le savoir, les grands axes de la création contemporaine. L’exposition s’appuie sur les collections exceptionnelles du musée — la salle des Nymphéas, les marines, les séries — mises en regard avec des œuvres du XXe et du XXIe siècles issues de collections publiques et privées.
INFORMATIONS PRATIQUES
Dates : Du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027
Dernière chance avant la fermeture pour rénovation (début 2027)
Lieu : Musée Marmottan Monet
2 rue Louis-Boilly, 75016 Paris
Accès :
– Métro : Ligne 9, stations La Muette ou Ranelagh
– RER : Ligne C, station Boulainvilliers
– Bus : Lignes 22, 32, 52, 63, PC1
À ne pas manquer cet automne à Paris ! Le Marmottan est un musée à part — discret, niché dans le 16e arrondissement près du bois de Boulogne, sans la queue de l’Orangerie ni l’agitation du Louvre. C’est le musée de Monet par excellence, et il ferme début 2027 pour plusieurs années de travaux. Si vous ne l’avez jamais visité, c’est maintenant ou dans longtemps. Si vous y êtes déjà allé, c’est l’occasion de lui dire au revoir dans la lumière de ses Nymphéas.
Site web : www.marmottan.fr

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