Retable de Martin Schongauer

Exposition Martin Schongauer

Un virtuose du burin mis à l’honneur au musée du Louvre

Figure discrète mais essentielle de la fin du Moyen Âge, Martin Schongauer (vers 1445–1491) fait l’objet d’une grande rétrospective inédite au musée du Louvre. Jusqu’au 20 juillet 2026, l’aile Sully accueille la première exposition française consacrée à cet artiste alsacien que ses contemporains surnommaient déjà « le Beau Martin » — et qu’Albrecht Dürer portait en haute considération.

Vous pouvez découvrir ses influences, ses thématiques et les lieux de conservation de ses œuvres ici https://peintres.grains-de-culture.fr/artist/Q155575 et avoir un aperçu de ses créations ici https://galeries.grains-de-culture.fr/index.php?/category/738.

Schongauer l’essentiel de sa renommée, dès son vivant, à son œuvre de graveur. Sans avoir lui-même exercé l’orfèvrerie, il a certainement appris dans l’atelier paternel le maniement délicat du burin, qu’il porte à un degré de perfection rarement égalé. Ses estampes — environ cent quinze gravures — circulent dans toute l’Europe dès la seconde moitié du XVe siècle, alimentant les ateliers de peintres, de sculpteurs et d’émailleurs de la Bohême à l’Espagne, de l’Italie à la France. Artiste lettré autant que virtuose de la taille-douce, Schongauer incarne ce moment charnière où la gravure s’impose comme vecteur autonome de la culture visuelle européenne.

L’exposition réunit, pour la première fois, la quasi-totalité de ses peintures de chevalet et retables — un ensemble rarissime, dispersé entre quelques institutions européennes — aux côtés d’une large sélection d’estampes et de dessins. La pièce maîtresse en est la Vierge au buisson de roses (1473), son unique panneau peint daté, ordinairement exposée à l’église des Dominicains de Colmar, loin des regards : de très grandes dimensions (200 × 114,5 cm), elle est présentée au Louvre dans des conditions d’approche exceptionnelles. Le musée Unterlinden de Colmar contribue par des prêts majeurs : le Retable d’Orlier, le Retable de saint Barthélemy et sainte Marie-Madeleine, deux panneaux du Retable des Dominicains, une quinzaine de gravures et un dessin.

La seconde partie du parcours mesure l’extraordinaire rayonnement de l’œuvre : des peintures, dessins, sculptures et émaux du XVe au début du XVIIe siècle, venus de toute l’Europe, témoignent de la manière dont Schongauer a nourri des générations d’artistes bien au-delà de sa mort en 1491 à Vieux-Brisach. Cette réception durable, qui traverse les frontières et les disciplines, justifie pleinement le titre de l’exposition : « le bel immortel ». Le commissariat est assuré par Hélène Grollemund (musée du Louvre) et Pantxika Béguerie De Paepe (conservatrice honoraire du musée Unterlinden, Colmar). L’exposition bénéficie du soutien de la Fondation Etrillard.

INFORMATIONS PRATIQUES

Dates : Du 8 avril au 20 juillet 2026

Lieu : Musée du Louvre — aile Sully

Entrée principale : Pyramide, cour Napoléon, 75001 Paris

Accès :
– Métro : Lignes 1 et 7, station Palais Royal – Musée du Louvre
– Bus : Lignes 21, 27, 39, 67, 68, 69, 72, 74, 85, 95 (arrêts Louvre-Rivoli, Palais Royal, Pont Royal)
– RER : Ligne A, station Châtelet–Les Halles

À ne pas manquer cet été à Paris ! Une occasion exceptionnelle d’approcher au plus près la Vierge au buisson de roses — chef-d’œuvre habituellement conservé à Colmar — et de redécouvrir l’un des artistes les plus influents de la fin du Moyen Âge, dont l’empreinte sur l’art européen reste encore largement méconnue du grand public.

Site web : www.louvre.fr


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